Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?
Georges Fenech, ancien juge d'instruction, a présidé la commission d'enquête parlementaire consacrée aux attentats du 13 novembre 2015. Il a déjà publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Gare aux gourous, aux éditions du Rocher.
En relatant la vie de plusieurs réfractaires inconnus à travers les traces
laissées dans les archives des tribunaux, Marius Loris décrit les différentes
formes de la désobéissance – de la contestation discrète à la résistance plus
directe – parmi les soldats de l’armée française en Algérie. Si l’on connaît
l’épisode du putsch d’avril 1961 ou le mouvement des rappelés en métropole
contre le service militaire en 1955-1956, les résistances quotidiennes et les
déviances de guerre restent largement inconnues et sous-estimées. Des épisodes
d’importance mais ignorés, comme les nombreuses mutineries ayant eu lieu après
les Accords d’Évian (mars 1962) jusqu’au départ définitif du contingent en 1964,
ont pourtant émaillé le conflit.
Comment et pourquoi des appelés ont refusé les ordres ? C’est toute la question
de la discipline dans une armée en guerre que pose ce livre à un moment où le
commandement ne va plus de soi. Après la Seconde Guerre mondiale, le sentiment
de l’honneur perdu couplé à celui de la perte de prestige de l’uniforme forme en
effet un terrain explosif pour des officiers français qui se sentent méprisés et
déclassés. Parallèlement, la guerre d’Algérie est aussi un moment de
politisation intense du contingent, à l’image des mutations à l’œuvre dans la
société française des années 1950-1960. L’heure est au refus de l’autorité et à
l’antimilitarisme. La multiplication des petits actes de résistance dans le
contingent en témoigne. À la sortie de la guerre, le pacte qui lie l’armée aux
citoyens doit être repensé.
Docteur de l’Université Paris 1 Sorbonne, Marius Loris
Rodionoff a mené des recherches sur la guerre contre-révolutionnaire
durant la guerre d’Algérie. Il est par ailleurs poète et performeur.
Ambassadeur de France à Alger de 2008 à 2012 et de 2017 à 2020, Xavier Driencourt est le diplomate français qui aura passé le plus de temps en poste en Algérie. Il livre ici une analyse passionnante de ce pays si proche de nous et pourtant si énigmatique, dévoilant sa com-plexité et ce que les Algériens eux-mêmes appellent « le système ».
Il revient sur la relation franco-algérienne marquée par l'histoire, la colonisation, les événements tragiques de 1962 et l'immigration, mais aussi sur les nombreux liens culturels, économiques, familiaux entre les deux rives de la Méditerranée. Il s'interroge sur la relation ambiguë que nos élus entretiennent avec ce pays qui, plus d'un demi-siècle après son indépendance, semble encore faire partie de la politique intérieure française.
À l'aube du 60e anniversaire des accords d'Évian, et alors qu'à la suite du rapport de Benjamin Stora les autorités françaises souhaitent accompagner cet événement, cet ouvrage constitue le tableau le plus complet pour qui veut comprendre l'Algérie contemporaine, les défis qu'elle pose à la France et l'énigme politique qu'elle repré-sente pour nombre d'entre nous.
En août 2010, l'avocat d'Omar Raddad demande à la Chancellerie l'ouverture d'une information judiciaire. Elle réclame la comparaison des deux ADN trouvés sur la scène du crime mêlés au sang de Ghislaine Marchal. Demande déjà formulée sans succès en 2002 par Me Jacques Vergès lors de la requête en révision de son procès, qu'il n'obtint pas.En 1994, Omar Raddad a été condamné à 18 ans de réclusion de criminelle pour le meurtre de Mme Marchal, riche veuve poignardée dans sa cave le 23 juin 1991. Sur le lieu du crime, l'inscription tracée avec le sang de la victime, " OMAR M'A TUER ", accablait ce dernier. Gracié par Jacques Chirac en 1998, Omar Raddad ne cesse de clamer son innocence.Sa ténacité l'a conduit, soutenu par le roi du Maroc, à lancer une contre-enquête parallèle à celle des gendarmes, menée par un détective, pour trouver de nouveaux indices visant à l'innocenter, voire un autre coupable.Guy Hugnet explore minutieusement les différents scénarios de l'accusation et de la défense. Il éclaire d'un jour nouveau les coulisses d'une affaire aux rebondissements multiples et conduit le lecteur à partir des événements les plus récents jusqu'au coeur du mystère.