Alors que la population et les nouvelles autorités nigériennes demandent le depart des soldats français de leur sol,chose légitime, la France s'entête. Coupé du reste du monde, ils essaient de se faire livrer clandestinement des denrées, chose que vient de découvrir la police locale.
L’invité du Bœuf-Politico-Littéraire du 15 mai 2021 a été Antoine Glaser, journaliste à la retraite, Fondateur de La Lettre du Continent, lettre confidentielle, bimensuelle consacrée à l’Afrique, revue dans laquelle il fut été rédacteur en chef durant 26 ans, Il fut également directeur de la rédaction d’Africa Intelligence
Antoine Glaser est surtout connu du grand public comme auteur de nombreux livres sur la françafrique tel : Comment la France a perdu l’Afrique, L’Afrique sans Africains, le rêve blanc du continent noir, Sarko en Afrique, Arrogant comme un Français en Afrique pour ne citer que ceux-là.
En 2021, il nous revient avec un autre livre choc : Le Piège africain de Macron.
Un livre dans lequel Emmanuel Macron s’étale comme jamais sur l’Afrique, allant de regrets en déception sur les cas Paul Biya et Alassane Ouattara, entre autre.
Un bouquin par lequel vous pourrez mesurer l’influence décroissante du pays de Macron sur le continent noir.
L’accaparement des terres est aujourd’hui la question centrale du développement agricole sur tous les continents, où la fragilité des sociétés rurales se retrouve exposée au besoin de quelques gouvernants étrangers de sécuriser leur approvisionnement alimentaire et surtout à l’appétit féroce des investisseurs.
L’accaparement de foncier au détriment des populations locales n’est évidemment pas nouveau : phénomène central pendant la colonisation, il s’est poursuivi et même accru dans les décennies qui ont suivi les « indépendances ».
En Amérique latine, en Asie et en Afrique, des firmes occidentales ont ainsi conservé et développé leurs emprises foncières, en général grâce à la complicités d’élites locales corrompues.
Programmes d’accaparement structurel
Les événements des années 90(lesquels?) donnèrent l’occasion de renforcer ce phénomène, avant qu’il ne s’accélère brutalement depuis 2007-2008.
Il y eut tout d’abord les célèbres programmes d’ajustement structurel (PAS) par lesquels le Fonds monétaire international (FMI) imposa aux pays étranglés par leur dette extérieure de réduire drastiquement l’intervention de l’Etat.
Ces plans d’austérité, qui n’avaient rien à envier à ce que vivent aujourd’hui la Grèce ou le Portugal, se sont traduits par la privatisation massive d’entreprises publiques.
En Françafrique, cette aubaine permis aux entreprises françaises de rafler la mise. Ainsi, au Cameroun, où le groupe français Rougier était déjà maître de centaines de milliers d’hectares de concessions forestières, le groupe Somdiaa d’Alexandre Vilgrain doubla subitement ses 10 000 hectares (ha) de surfaces cultivables en canne à sucre, la Compagnie fruitière de la famille Fabre prit le contrôle de la production de bananes sur une surface qui couvre désormais 4 500 ha, tandis que le groupe Bolloré mettait la main, en partenariat avec le belge Fabri, sur les dizaines de milliers d’hectares de concession de palmiers à huile de la Socapalm.
S’intéresser à l’accélération actuelle du pillage foncier ne doit pas faire...