le-calamar-luminescent-et-la-plume-2020
Pourquoi c'est payant cette fois?
Parce que j'utilise mon dernier libry pour poster cette vidéo tout simplement et pour pouvoir continuer de poster des articles il faut que je renfloue un minimum cette caisse virtuelle.
Pour ceux qui ne veulent pas vous pouvez voir la video sur youtube
https://www.youtube.com/watch?v=cxG9aZgmJjM
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Inky avait la belle vie. C'est du moins ce que pensaient ses geôliers de l'aquarium national de Nouvelle-Zélande où cette pieuvre vivait en captivité. Mais les pieuvres sont des animaux ingénieux, et il y avait un léger défaut au sommet de son aquarium. Inky en a profité pour sortir, a repéré une bouche d'évacuation et l'a suivie jusqu'à la mer. On ne l'a jamais revue.
Reines de l'évasion
"Elle était très amicale et intelligente", se souvient Rob Yarrell, le responsable de l'aquarium. Il pense que la pieuvre a entendu le son de l'eau gouttant dans le conduit d'écoulement, et que c'est ce qui l'a guidée vers la sortie. Il faut dire qu'une pieuvre, c'est souple : leur seul os est leur bec, et si le bec passe, tout le reste peut suivre.
L'histoire d'Inky est loin d'être la seule démonstration du tempérament inhabituel des pieuvres. Au Sea Star Aquarium de Cobourg (Allemagne), une pieuvre nommée Otto a trouvé le moyen de faire sauter les plombs en crachant de l'eau sur une ampoule électrique. L'animal aimait l'animation, et avait remarqué que l'incident faisait rappliquer du monde la nuit. Les gardiens du lieu ont fini par trouver l'origine de l'étonnante panne à répétition et ont trouvé d'autres moyens d'occuper Otto. Dans le même registre, une pieuvre a un jour démonté le système d'évacuation d'eau de l'aquarium de Nouvelle-Zélande(Californie), inondant les lieux. En profitant de l'absence du personnel, bien sûr.
Stephanie Chancellor, de l'université de l'Illinois (Etats-Unis), le reconnaît :
""Il est très difficile de les garder en laboratoire, et pas seulement parce qu'elles ont des demandes très sensibles pour la température et l'alcalinité de leur habitat. Ce sont des artistes de l'évasion.""
En Nouvelle-Zélande, Ozy a établi en 2014 le record d'ouverture de bocal. Un bocal vissé, contenant un crabe vivant, promesse de festin pour la pieuvre. 54 secondes plus tard, elle avait dévissé le couvercle et pouvait déguster la friandise. Un exemple parmi d'autres de la faculté de compréhension et d'apprentissage des pieuvres : en s'entraînant, elles vont de plus en plus vite.
Des cités sous la mer
On connaît environ 300 espèces de pieuvres, sans compter les poulpes et les seiches. Ces créatures à huit bras (on ne parle pas de tentacules), trois cœurs, beaucoup de ventouses et un sang bleu à base de cuivre ont aussi un nombre impressionnant de neurones... surtout pour un mollusque ! Des neurones bizarrement répartis puisque les deux tiers sont dans leurs bras et pas dans leur cerveau.
Si les pieuvres ont une réputation de solitaires, des scientifiques ont récemment découvert de quoi remettre en question ce comportement. Au large des côtes australiennes, ils ont en effet découvert... des "cités" de pieuvres.
La première, baptisée Octopolis (octopus est le nom anglais des pieuvres), est une série de "nids" de l'espèce Octopus tetricus dans lesquels ont été observés jusqu'à 16 pieuvres simultanément. Ceux qui l'ont découverte ont cru à un hasard : les "habitats" étaient regroupés autour d'un objet métallique de fabrication humaine.
Mais ce n'était pas le cas de la seconde cité, découverte quelques années plus tard. Elle a reçu le nom d'Octlantis, un clin d'œil à la légendaire cité engloutie. Là, une quinzaine de résidents cohabitent dans ce lieu qui mesure dans les 18 mètres de long et est "construit" avec des coquillages.
Selon les scientifiques qui les ont étudiées, les pieuvres de ces "villes" s'y rencontrent, semblent communiquer, construisent leurs nids, chassent leurs congénères et procèdent parfois à l'éviction d'une résidente, sans que l'on sache pourquoi.
"Ces comportements sont le produit de la sélection naturelle, et pourraient être remarquablement similaires à des comportements sociaux complexes des vertébrés", analyse le professeur David Scheel, de l'Alaska Pacific University, qui a dirigé l'équipe étudiant ces cités.
""Cela suggère que lorsque les bonnes conditions sont réunies, l'évolution peut produire des résultats similaires dans des groupes d'organismes variés.""
Il semblerait donc que les pieuvres ne soient pas aussi solitaires qu'on le pensait, et les deux "villes" ne sont peut-être pas des cas isolés : d'autres "cités des pieuvres" nous attendent peut-être au fond des océans.
Intelligence exceptionnelle
Les pieuvres ont souvent des comportements qui laissent présager une forme d'intelligence extrêmement poussée, aussi étrange soit-elle. Elles utilisent des outils : par exemple, une pieuvre a assemblé deux moitiés de noix de coco pour s'en faire une armure qu'elle transporte pour s'y réfugier lorsqu'elle se sent menacée.
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