En écho au Village français, la série-événement qui relate la vie d'une communauté villageoise en 1940, Droit d'inventaire nous propose la même semaine un hors-série sur l'un des chapitres les plus sombres de cette période : la collaboration ! Soixante-cinq ans plus tard, cet épisode douloureux de l'Occupation en France fait toujours tache dans notre mémoire collective. Cette grande enquête historique lève le voile sur les collaborateurs les plus zélés de l'occupant nazi en France. Ces Français qui, par ambition ou par conviction, par goût de l'argent ou par appétit de pouvoir, ont choisi de servir Hitler. Parmi eux, Joseph Darnand, héros des deux guerres contre les Allemands, qui devient le chef de la Milice française et finit par prêter serment à Hitler ; Henri Lafont, un truand qui prend la tête de la Gestapo parisienne, avec carte blanche pour voler, arrêter et tuer pour le compte des Allemands ; Pierre Paoli, un petit comptable de Bourges, qui devient tortionnaire pour les SS et fait régner la terreur dans sa région... Ces trois itinéraires, comme ceux des autres ultras ou collabos évoqués dans le film, sont très loin de représenter à eux seuls la France de l'époque. Loin même de représenter la France de Vichy. Ces Français qui ont choisi Hitler n'étaient qu'une petite minorité. Mais ils ont terrorisé la France. Une page noire de notre histoire qu'il faut pouvoir regarder en face. Pour comprendre.
Võ Nguyên Giáp, né le 25 août 1911 à An Xá (actuel Viêt Nam, alors en Annam, Indochine française) et mort le 4 octobre 2013 à Hanoï, à l'âge de 102 ans, est un général et homme politique vietnamien. Chef de l'Armée populaire vietnamienne pendant la guerre d'Indochine et ministre de la défense du Nord Viêt Nam durant la guerre du Viêt Nam, il est le seul général ayant vaincu à la fois l'armée française et l'armée américaine au cours de sa vie.
Il est connu pour être le vainqueur de la bataille de Diên Biên Phu (1954), qui a sonné la défaite et le départ des Français d'Indochine.
Le général Vo Nguyên Giap est entré dans l’histoire militaire et les études militaires et stratégiques de son vivant, admiré par ses amis et ennemis, dont le général français Raoul Salan et le général américain William Westmoreland. « Général autodidacte », selon ses propres termes, il n'a suivi aucun cours d'une quelconque académie militaire.
Bophana était une jeune femme qui résista à la folie des Khmers rouges en écrivant des lettres d’amour à son mari. Tous deux le paieront de leur vie. Rithy Panh mène l’enquête et retrace son histoire pour l’arracher à l’oubli. Car pour lui, l’anonymat dans un génocide est complice de l’effacement. Découvert au festival des 3 Continents en 1992 à Nantes, Rithy Panh devient un réalisateur fondamental pour mieux appréhender l’histoire du Cambodge et le génocide des Khmers rouges.
En s’attachant au destin tragique de Bophana et de son époux qui eurent le tort de s’aimer sous le régime de Pol Pot, crime pour lequel tous deux furent accusés de conspiration puis exécutés, l’entreprise de Rithy Panh est triple. Le réalisateur s’attelle ici à la tâche immense de sortir de l’anonymat les victimes, s’appuyant sur les témoignages de proches survivants étayés par les photos, les lettres et les aveux extirpés sous la torture de Bophana. À la lecture des lettres d’amours de Bophana à son mari, dans lesquelles celle-ci assimile son exil forcé aux amours contrariées de Préah Ream et Neang Séda dans le Reamker, version khmérisée du Ramayana indien de Valmiki, le documentaire prend alors des accents tragiques.
Rithy Panh a ensuite à cœur de lier l’histoire particulière à l’Histoire en déplaçant son sujet sur le tristement célèbre camp d’extermination S 21 où périt Bophana et auquel il consacrera tout un documentaire en 2002 sous le titre S 21 La Machine de mort khmère rouge Le réalisateur réussit à filmer l’une des scènes les plus fortes probablement de la documentation sur les génocides en confrontant Houy, l’ancien chef adjoint de la sécurité de S 21 à Van Nath, peintre de son état et l’un des 7 survivants du camp, devant les peintures très réalistes de Van Nath représentant des scènes de torture vues ou imaginées, dont l’ancien tortionnaire ne peut de son propre aveu que reconnaître la pertinence. Le documentaire se veut enfin un réquisitoire en faveur de la reconnaissance du génocide cambodgien alors même que l’extermination massive, qui fit 1 800 000 victimes sous les Khmers rouges, n’est pas considérée comme un génocide par la Convention de l’ONU du 9 décembre 1948 ; celle-ci ne retient dans sa définition que les critères "national, ethnique, racial ou religieux", à l’exclusion des crimes politiques.
Clémentine Fullas
La Grande Armée de Napoléon s'est emparée de Moscou, abandonné par ses habitants et incendié par de nombreux saboteurs. Dans une ville dangereuse et en proie aux flammes, Napoléon, qui pense avoir gagné la guerre, attend l'officialisation de la capitulation d'Alexandre Ier. Mais le
tsar et son fameux général Koutouzov refusent l'idée même de négociations. Napoléon doit se résoudre à rebrousser chemin. Ses troupes vont se faire surprendre par l'hiver et ses moins 30 °C. La Grande Armée et les nombreux civils qui l'accompagnent sont décimés par ces conditions extrêmes et les attaques des cosaques. Elle risque aussi de se faire piéger par les manœuvres de l'armée russe au moment de traverser
la Berezina.
Quid pro quo est une locution latine qui signifie « une chose contre une autre », autrement dit un échange de bons procédés, du donnant-donnant. L'expression s'emploie notamment en anglais moderne, dans le contexte juridique.
Hiatus: Coupure, discontinuité, interruption.
L'hiatus, le hiatus entre la théorie et la pratique.
Urbi et orbi: Se dit de la bénédiction que le pape donne à Rome et au monde entier.
Un panorama historique du riche héritage de l’œuvre de Marx, à travers le destin des régimes qui se sont revendiqués du communisme (l'Union soviétique de Lénine, la Chine populaire, Cuba ou la RDA) mais aussi les mouvements étudiants de Mai 68 et les foisonnantes réflexions qui ont longtemps agité partis de gauche et organisations syndicales.
Le 5 mai 2018, on fêtera le bicentenaire de la naissance de Karl Marx. Le théoricien du capitalisme et de la lutte des classes, qui disait vouloir "transformer le monde", aurait-il pu prévoir à quel point son œuvre allait marquer le XXe siècle – et jusqu’à l’époque contemporaine ? Le documentariste Peter Dörfler entreprend un voyage de plus d’un siècle à travers les applications diverses des théories marxistes – entre les révolutions qu’elles ont inspirées et leur statut de référence théorique qui perdure jusqu’à nos jours. D'Athènes à Pékin, en passant par Berlin et Paris, ce panorama évoque le destin des régimes qui se sont revendiqués du communisme – l'Union soviétique de Lénine, la Chine populaire, Cuba ou la RDA – mais aussi les mouvements étudiants de Mai 68 et les foisonnantes réflexions qui ont longtemps agité partis de gauche et organisations syndicales. À l’ère de la mondialisation et des crises bancaires, les détracteurs du capitalisme financier ont remis au goût du jour les analyses de Marx. Jusqu'à quel point ses thèses sont-elles applicables au monde actuel ? Fermer
Les Américains dirigent la coalition internationale pour capturer Oussama ben Laden et renverser les taliban. Les moudjahidine se joignent aux troupes de l’Otan. En novembre 2001, le régime fondamentaliste s'effondre mais Ben Laden reste introuvable. Malgré tout, un vent d’espoir souffle sur la population : la démocratie émerge et le port de la burqa n’est plus obligatoire. Mais l’extrême pauvreté et la corruption généralisée minent peu à peu le pays. Les taliban, qui avaient réussi à se fondre dans la société après leur débâcle, regagnent du terrain. Le 2 mai 2011, Ben Laden est abattu par les GI au Pakistan. Pour les États-Unis, le but initial est accompli. Mais pour l’Afghanistan, théâtre de nombreux attentats-suicides, le chemin vers la paix reste semé d’embûches. Les taliban s’opposent au gouvernement local et à l’armée américaine, la dernière sur le terrain depuis le retrait des forces de l’Otan en 2014.
Réalisation : Mayte Carrasco, Marcel Mettelsiefen.
Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États- Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s'adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l'argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Tot Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d'or, et Felix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l'échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s'organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.