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LBRY Claims • neuroplombe

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7 Sep 2023 16:29:11 UTC
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Non élucidé - L'affaire Patrice Baud | Le neurologue finit sa life, criblé de plombs? [Flokossama]
En langage de flic de série télé, ça s’appelle un cold case : une affaire froide… mais pas encore classée. En argot PJ, c’est une affaire qui a un peu de bouteille. Tous les jeunes policiers en rêvent pour se faire les dents… et, accessoirement, une réputation en cas de réussite. Dans la fausse vie (à la télé donc), il y a toujours un enquêteur plus malin que les autres qui dix ans après, reprend le dossier « à la base » et l’élucide : surtout ne jamais reprendre les erreurs antérieures des collègues précédents et la vérité surgira du fond du puits.

Dans l’affaire de l’assassinat du docteur Patrice Baud à Nemours, rien de tout cela ! C’est que cette fois, nous sommes dans la vraie vie ; dans la dure réalité des faits têtus. Dix-sept ans après le drame et des milliers de pages de dossier plus tard, les deux coups de fusil mortels qui ont abattu l’éminent praticien ce soir du 13 mai 2002 devant son cabinet, demeurent une énigme totale.

Un homme embusqué
Les faits d’abord, et ce que l’on en sait puisqu’en l’attente d’un procès qui viendra peut-être un jour, chacun est contraint de croire une seule version ; celle de la police. Pour des raisons évidentes d’enquête en cours, tout le monde sait qu’elle ne dit jamais tout. Les faits donc ! Dans la soirée du 13 mai 2002, à 23h30, en pleine rue, le docteur Patrice Baud, brillant neurologue âgé de 46 ans est tué de deux décharges de fusil de chasse tirées dans le dos, alors qu’il vient de sortir de son cabinet situé au n°16 de la rue Hédelin à Nemours. Le médecin meurt quelque temps plus tard à son arrivée au centre hospitalier. Conscient de son état, il a le temps de murmurer aux urgentistes qui s’activent autour de lui : «Je vais mourir… sinon je resterai tétraplégique».

Autre quasi-certitude des enquêteurs reposant sur deux témoignages différents ; un homme l’attendait embusqué sur le lieu du drame et le même homme a été vu remontant la rue tranquillement, son fusil sous le bras, après avoir tiré ses deux cartouches. Depuis cette scène de crime, plus rien. Rien sur son auteur, rien sur son mobile. Rien non plus sur des présomptions, des circonstances qui auraient permis d’orienter l’enquête confiée à la police judiciaire de Versailles.

Une description précise
Une PJ qui ne ménage pourtant pas ses efforts, on s’en doute. L’émotion causée par cet assassinat en forme de règlement de compte est énorme à Nemours où, selon la formule consacrée, le médecin est honorablement connu, en raison de sa personnalité et de son implication dans la vie locale. Le choc va donc bien au-delà du milieu médical. Le parquet de Fontainebleau ouvre une information judiciaire pour «assassinat» : car c’est une certitude, il s’agit bien d’un règlement de compte prémédité. Aucun vol n’a été commis au cabinet ou sur la personne du docteur. L’argent ou un cambriolage qui tourne mal ne semblent donc pas pourvoir expliquer l’acte.

Rapidement, plus de 2 000 dossiers de patients du neurologue et de leurs proches sont épluchés, des dizaines de personnes sont entendues ; l’une d’elles est même placée en garde à vue mais est rapidement innocentée. Il s’agit du parent d’un malade qui semble correspondre au signalement. Il est entendu pendant de longues heures mais finalement mis hors de cause. Ce sera la seule piste ayant conduit à une garde à vue dans cette affaire.

Le signalement de l’auteur des coups de feu est pourtant précis : un homme de type européen, âgé de 45 à 55 ans, relativement corpulent mesurant 1m70 environ avec des cheveux bruns fournis. C’est précis mais ça pourrait être tout le monde ou presque ! Cette description repose sur le souvenir de deux témoins oculaires. Le premier est un jeune homme qui, le soir du drame, sortait de chez sa fiancée domiciliée rue Hédelin.
Il se souvient avoir vu un homme qui semblait scruter la seule fenêtre encore éclairée d’une maison : celle du cabinet du docteur Baud encore au travail. Le garçon n’y prête guère attention et repart lorsqu’il entend les deux détonations et un cri de douleur. Le second témoignage provient d’une habitante de cette même rue. La femme et son fils ont entendu également les tirs. Ils se précipitent à la fenêtre donnant sur la rue et voient un homme marchant tranquillement, un fusil à la main, avant de disparaître dans la nuit. Ce sera tout.
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