De l’Antiquité à nos jours, le dense récit de deux millénaires d’intolérance et de persécution à l’égard des juifs. Dernier épisode : après la Shoah, la communauté internationale découvre avec stupeur l’extermination de 6 millions de juifs.
Pourtant, l’antisémitisme n’a pas disparu, comme en témoigne le pogrom de Kielce, en Pologne, où des rescapés des camps sont massacrés. Après la proclamation de l’État d’Israël en 1948, les populations juives doivent, en majorité, quitter les pays arabes. En 1965, à l’issue du concile Vatican II, l’Église met fin à deux mille ans d’antijudaïsme. Après une période d’accalmie dans les années 1960, l’antisémitisme adopte de nouveaux visages.
Instrumentalisation
Fondée sur les travaux de nombreux chercheurs – historiens, théologiens, islamologue, psychanalyste, anthropologue… –, cette traversée de deux millénaires d’antisémitisme impressionne par sa riche iconographie, son érudition et sa densité. Elle accable aussi, tant l’histoire se répète. Aux brèves accalmies (la période Al-Andalus, la Pologne des XVIe et XVIIe siècles…) succèdent des torrents de haine, le fléau voyageant à travers l’Europe. Battant en brèche l’idée d’un rejet immémorial, la série montre par quels ressorts l'antisémitisme, instrumentalisé pour des raisons religieuses, politiques ou économiques, s’est construit et recyclé à travers le temps. Les nazis ont par exemple puisé dans l’imagerie moyenâgeuse pour stigmatiser leurs contemporains. Mais ces persécutions ont paradoxalement renforcé l’existence de la communauté juive, qui s’est structurée à force d’être ramenée à une identité fantasmée. Cette histoire des discriminations est donc aussi celle d’une émancipation et d’une résistance, des protestations du philosophe Philon au Ier siècle à l’épithète rageuse de Robert Badinter (interviewé dans la série) contre le négationniste Robert Faurisson, qualifié de "faussaire de l’histoire", en passant par le poème du Russo-Israélien Haïm Bialik en réaction au pogrom de Kichinev de 1903. Cette œuvre littéraire, pour une fois suivie d’effet, exhortait les juifs à "se réveiller" et provoqua un exode massif vers des terres plus hospitalières.
Série documentaire de Jonathan Hayoun et Judith Cohen Solal (France, 2022, 52mn)
Du début du XXème siècle à nos jours, ces images retracent le destin contrarié d’une nation pivot, prise entre la tradition et la modernité, la sécularisation et la religion, la soumission et l’indépendance, l’Occident et l’Orient.
Pays carrefour, empire éclaté, nation tourmentée, l’Iran se relève d’un siècle de convulsions politiques et idéologiques. La crise du nucléaire a révélé sa volonté de puissance à la face du monde.
Pour la première fois, ce film remontera cent ans d’histoire iranienne, jusqu’aux sources de la confrontation de l’Iran aux puissances occidentales.
De 1908 à 2008, de la découverte du pétrole à la crise du nucléaire, voici un voyage spectaculaire au cœur d’un pays et d’un peuple, une fresque colorée qui privilégie le dialogue avec l’histoire vécue, qui dévoile les images d’archives et les documents d’époque, et qui donne surtout la parole aux témoins (l’ancien président de la République iranienne Hachemi Rafsandjani, Zbigniew Brzezinski, Hubert Védrine, etc.), aux Iraniennes et aux Iraniens d’hier et d’aujourd’hui. Un regard croisé, sans préjugés et sans concessions, d’eux sur nous, de nous sur eux.
Georges Boudarel (21 décembre 1926, Saint-Étienne – 26 décembre 2003, Les Lilas) est un universitaire, militant communiste français qui fut accusé de crimes contre l'humanité.
Pendant la guerre d'Indochine, il rejoint les rangs des indépendantistes vietnamiens et devient commissaire politique communiste pour le Viet Minh, au sein du camp de prisonniers no 113. A ce titre, il est condamné à mort par contumace. Il vit de 1948 à 1964 au Viêt Nam puis il part en Union soviétique, résidant à Moscou, puis travaille à Prague ensuite pour la Fédération syndicale mondiale.
Il rentre en France à la faveur de la loi d'amnistie du 18 juin 1966 relative au conflit indochinois. Il mène dès lors une carrière universitaire, jusqu'à ses soixante-six ans. En 1991, il est rattrapé par son passé, accusé d'avoir torturé, quand il était commissaire politique d'un camp du Viet Minh, de nombreux sous-officiers et soldats français prisonniers entre 1950 et 1954 lors de la guerre d'Indochine mais, du fait de la loi d'amnistie de 1966, il ne peut être jugé à nouveau.
Lors de la conférence de Yalta, en février 1945, Staline négocie le retour des prisonniers soviétiques détenus dans les zones d’occupation alliées. Mais pour eux, l’espoir de recouvrer une vie normale va rapidement s’éloigner. Le « petit père des peuples », qui les considère comme des traîtres, met en place des « camps de filtration et de contrôle ». A partir de là, nombreux seront transférés au goulag. Les plus chanceux, de retour chez eux, souffriront des exactions du régime. Quatre anciens prisonniers témoignent.
Hiatus: Coupure, discontinuité, interruption.
L'hiatus, le hiatus entre la théorie et la pratique.
Urbi et orbi: Se dit de la bénédiction que le pape donne à Rome et au monde entier.
Zbigniew Brzeziński (API-fr : 'zbi.ɡnjɛv bʒɛ.ˈʒin.ski/), né le 28 mars 1928 à Varsovie (en Pologne) et mort le 26 mai 2017 à Falls Church (Virginie)1, est un politologue américain d'origine polonaise.
Il a été conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS, en rupture avec la Détente antérieure, qui mettait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou. Il est resté, jusqu'à sa mort, un observateur écouté en matière de politique étrangère aux États-Unis.